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Ecrit par Constance Cousin
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10-06-2007 |
S’il est un sujet éminemment révélateur de la mentalité d’un peuple, c’est l’étude de sa religion. Le monde des dieux pour comprendre celui des hommes : tel pourrait être le résumé de cette étude qui, sous la forme lexicale, aborde les principaux dieux des mythologies grecque, romano-étrusque, celte, scandinave et égyptienne. Cinq mondes divins, cinq histoires qui, à travers l’étude de leurs principaux acteurs, permettent de retracer l’évolution de la pensée religieuse des peuples concernés. Une évolution qui, étonnamment, suit la même pente, le même tracé, partant d’un monde divin axé sur la terre et la mort à un monde solaire. La comparaison entre les quatre mythologies indo-européennes est encore plus frappante au point que l’on peut aisément faire –l’auteur s’y est d’ailleurs essayée- des parallèles, voir des corrélations qui posent la question d’une unique mythologie originelle. |
Dernière mise à jour : ( 07-10-2008 )
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Ecrit par Constance Cousin
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06-01-2009 |
Prêtre chinois au XIXe siècle (gravure d'époque). Les Boxers ou "confrérie des poings". C'est sous ce nom que l'on désigne un vaste mouvement de révolte anti chrétien qui embrasse la Chine entre 1898 et 1900. Désireux de "délivrer la Chine du nord des démons qui usurpent la place du Ciel en poussant les Chinois à adhérer au christianisme", comme le proclame cet extrait d'un texte affiché à Pékin en 1899, les Boxers "aux pouvoirs surnaturels" sont recrutés parmi les jeunes gens de la Chine du Nord, en pleine récession, et parmi les bateliers, inaptes à suivre les nouvelles techniques de navigation. De fait, les "étrangers", notamment les chrétiens, font ici office de boucs émissaires. Un rôle largement relayé auprès de la population par les élites chinoises qui peinent à justifier leur manquement. Un rôle sensé faire oublier la gêne de la population chinoise, perdue dans un monde en pleine mutation. En fait, c'est la modernité que rejettent les Boxers, les religieux occidentaux n'en étant guère que les "représentants" les plus visibles et les plus proches du peuple. Déjà, en 1830, les Jésuites avaient fait les frais de l'opposition à la pénétration européenne. Une pénétration qui apparaît jusqu'au cœur du pouvoir, les Jésuites étant particulièrement écoutés des empereurs Ming. Cette fois, c'est du pouvoir lui-même, et plus précisément de l'impératrice Tseu-Hi, que viendra le signal de la révolte… et du massacre. |
Dernière mise à jour : ( 06-01-2009 )
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Ecrit par Alix Ducret
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05-01-2009 |
Cléopâtre (69-30 avant J.-C.) d'après l'œuvre de Gustave Moreau. Son nom signifie "Gloire de mon père" et elle est la première de quatre enfants. Cléopâtre septième du nom, née au cours de l'hiver 69-68 avant J.-C. et elle est la fille de Ptolémée XII Aulète, le "joueur de flûte", un incapable. De fait, le successeur de Ptolémée Ier Sôter est déjà sous la coupe de Rome qu'il charge volontiers d'arbitrer les conflits impliquant l'Egypte et ses voisins, sur qui il comptera pour le rétablir après qu'il ait été évincé par sa propre fille, Bérénice, demi-sœur de Cléopâtre. A la mort d'Aulète, en 51 avant J.-C., c'est donc à Cléopâtre VII qu'échoit le trône d'Egypte ; à elle et à son jeune frère, Ptolémée XIII qu'elle épouse selon la tradition égyptienne. Elle n'a que 18 ans mais fait déjà part d'une grande culture -elle parlait de nombreuses langues- et surtout d'un grand sens politique. Un atout nécessaire tant l'Egypte est alors dans une situation déplorable : la famine sévit, la monnaie est affaiblie et seule la guerre civile que se livre alors César et Pompée met un frein aux ambitions de Rome, fort intéressée par ce royaume et cette cité -Alexandrie-, située au carrefour de tous les commerces, à la jonction entre l'orient et l'occident. Sans compter qu'Arsinoé, sœur de Cléopâtre, et son frère-époux Ptolémée XIII se sont unis pour fomenter des intrigues. Cléopâtre tenter bien de dévaluer la monnaie afin de faciliter les exportations, la révolte éclate à Alexandrie en 48 avant J.-C.… au moment où Pompée est écrasé à Pharsale. César, qui vient de recevoir la tête de son vieil ennemi -cadeau de Ptolémée XIII- a dès lors tout loisir d'arbitrer le conflit entre le frère et la sœur… ce qu'il fera en faveur de Cléopâtre dont il devient l'amant et qui lui donnera une fils, Ptolémée César, dit Césarion, né en 47 avant J.-C.. |
Dernière mise à jour : ( 05-01-2009 )
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Ecrit par Alix Ducret
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02-01-2009 |
Elevage des taureaux, d'après une gravure ancienne. Si l'archéologie est une science, basée sur des recherches scientifiques, il arrive bien souvent que la motivation du chercheur soit tout autre ; qu'elle ait un relent de légende plus que d'histoire. L'archéologie au XIXe siècle est profondément marquée par ce côté légendaire et mythologique, du fait même qu'elle est alors pratiquée autant par des spécialistes que par des amateurs. Et ce sont eux qui vont doter cette science de son côté "quête du Graal". Une quête qui, parfois, aboutira sur la découverte de trésors inestimables, telle la mise au jour des ruines de l'antique Troie, par Schliemann, ou celle du célèbre palais de Cnossos. La Crète est fortement présente dans toute la mythologie grecque. C'est là que Zeus est né, là qu'il aurait séduit la nymphe Europe, là encore que se serait établi leur fils, Minos, qui, outre le fait d'avoir pour beau-fils un être mi-homme mi-taureau, deviendra l'un des trois juges des Enfers. Une fonction qui ne lui est sans doute pas dévolue par hasard, qui doit tout à sa filiation divine. Une fonction qui a sans doute également un lien étroit avec le personnage du Minotaure. |
Dernière mise à jour : ( 02-01-2009 )
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Ecrit par Alix Ducret
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30-12-2008 |
Blason de la ville de Paris. Le prix élevé des loyers à Paris est loin d’être un phénomène récent. Dès le règne de Philippe Auguste, Paris, devenu le centre intellectuel et administratif de la France, attire de nouveaux habitants : des marchands, Français ou étrangers, et des étudiants s’installent, toujours plus nombreux. Les propriétaires se frottent les mains et les loyers ne cessent d’augmenter. Cependant les habitants, jusque-là dociles, finissent par se révolter. Le 29 décembre 1306, une émeute contre la hausse des loyers éclate : Philippe le Bel fait alors arrêter vingt-huit des émeutiers qui seront pendus, haut et court, le 5 janvier suivant. Une façon, expéditive, de régler le problème du logement en France… |
Dernière mise à jour : ( 30-12-2008 )
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Soumis par Emma Benedetti
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29-12-2008 |
Reconstitution du siège d'Alésia. Depuis le XVIe siècle, Alise-Sainte-Reine, modeste bourgade de la Côte d’Or située sur le mont Auxois, était considérée comme l’ancien site d’Alésia. Mais, au milieu du XIXe siècle, époque où tout un chacun se piquait de celtomanie et où l’archéologie vivait son âge d’or, cette conviction fut fortement ébranlée par la découverte d’un architecte de Besançon, Alphonse Delacroix. Au cours de ses périples dans le Jura, Delacroix, président de la Société d’émulation du Doubs, découvre le site escarpé d’Alaise, dont il acquiert bien vite la conviction qu’il s’agit de l’antique Alésia. Cette « découverte » ne serait sans doute pas sortie des registres de la Société d’émulation du Doubs si le médiéviste Jules Quicherat et le spécialiste de la Gaule Ernest Desjardins n’avaient pris fait et cause pour la théorie de Delacroix. Le monde archéologique et historique se déchaînent et c’est en pleine guerre Alise-Alaise que, le 4 mai 1861, commencent les fouilles d’Alise-Sainte-Reine. Des épées, des javelots et des casques gaulois sont mis au jour, semblant confirmer la théorie des partisans d’Alise, alors que celle d’Alaise conclut par l’absence totale de traces évoquant une armée gauloise ou même romaine. |
Dernière mise à jour : ( 29-12-2008 )
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Ecrit par Mathilde Dumas
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26-12-2008 |
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Sous la monarchie, le titre nobiliaire était héréditaire, sous l’Empire, il faut le mériter « par le courage, l’ingéniosité ou… la fidélité à l’Empereur » : tel est le sens de la loi édictée par Napoléon Ier, le 1er mars 1808. Prenant exemple sur les Bourbons, l’Empereur s’entoure alors d’une cour somptueuse et, pour lui donner l’éclat qu’il convient, il crée une noblesse impériale. Les titulaires de certaines fonctions deviennent donc comtes ou barons. Ses ministres et ses maréchaux reçoivent le titre de ducs et de princes. Ainsi, un simple officier corse, qui a la chance d’être l’époux d’Élisa, la sœur de l’Empereur, devient, par la grâce de ce dernier, prince de Lucques et de Piombino. Pourtant l’éclat des titres n’empêche guère nombre de nouveaux princes, ducs et barons de trahir l’Empereur pour embrasser la cause des Bourbons. Non sans un certain cynisme, Charles de Talleyrand, qui fut l’un des traîtres, reconnaît que «la gratitude ne fut pas la qualité première de la noblesse d’Empire ». |
Dernière mise à jour : ( 26-12-2008 )
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Ecrit par Alix Ducret
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19-12-2008 |
Détail d'une fresque étrusque représentant un défilé funèbre, avec Vanth, au centre. Si les dieux des Enfers étrusques sont bien Aita et Phersipnai, les équivalents d’Hadès et Perséphone, deux divinités infernales caractérisent l’Au-delà de l’ancienne Etrurie : Charun et Vanth. Charun est Charon, le nocher des Enfers, mais un nocher typiquement étrusque. Quant à Vanth, que certains associent à la déesse grecque Hécate, elle ne devra son évolution en une sorte de Furie qu’à l’influence grecque et sans doute aussi à l’évolution de son homologue. A l’origine, et dans la mythologie étrusque proprement dite, Vanth est une jeune et belle déesse, clairement reconnaissable sur de nombreuses tombes. Elle ne distribue nul bienfaits, mais nul méfaits non plus. Son rôle est de recueillir le dernier soupir du défunt puis de le guider vers les Enfers, en l’éclairant de sa torche. A la tête d’un véritable cortège de déesses ou de génies qui lui ressemblent trait pour trait, la déesse encapuchonnée, parfois dotée d’ailes, est une divinité clairement psychopompe. Son voyage, elle l’accomplit, telle l’Epona celte, à dos de cheval, d’hyppocampe ou même, comme le révèle une urne trouvée dans une tombe de Volterra, chevauchant une sorte de dragon, nommé le kettos. |
Dernière mise à jour : ( 19-12-2008 )
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Ecrit par Alix Ducret
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17-12-2008 |
Constantin le Grand (274-337). Figure majeure de l'histoire romaine et de l'histoire du christianisme, Constantin Ier est resté dans les mémoires comme celui qui fit du christianisme une religion officielle mais qui lui permettra de prendre son essor, qui en fera la religion des empereurs. Agissant ainsi il paraît avoir été en complète rupture avec ses prédécesseurs, notamment Dioclétien qui persécuta les chrétiens. Pourtant, Constantin agit exactement comme les empereurs depuis Auguste ; comme eux, il va utiliser le divin pour affirmer son pouvoir et se présenter en roi-prêtre, en lien privilégié entre Dieu et les hommes. Fils du césar Constance Chlore et d'une femme de basse extraction, Hélène, Constantin naît en 274 après J.-C. à Nis, en Serbie. Proclamé césar après la mort de son père, en 306, il partage alors le pouvoir avec Galère et Sévère, augustes tous les deux, et Maximin Daïa, césar comme lui. Un partage qui ne tardera pas à être bouleversé alors qu'après avoir conquis l'Afrique et l'Italie, Maxence, fils de Maximin, s'auto-proclame auguste. En réponse à quoi Constantin va également prendre le titre d'auguste. L'empire, jusqu'en 311, sera donc gouverné par pas moins de 4 augustes. C'était un peu trop, même pour l'empire : Constantin bât Maxence au Pont Milvius, en 312 puis, l'année suivante, conclut un accord de paix avec Licinius qui a également vaincu les armées de Maximin. Licinius et Constantin reste alors seuls augustes et proclament leurs fils, Crispus, Constantin II et Licinius le Jeune césars. |
Dernière mise à jour : ( 17-12-2008 )
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Ecrit par Constance Cousin
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15-12-2008 |
Othon Ier le Grand et son fils (dessin du XXe siècle). La Rétie, la Pannonie supérieure et la Norique : voilà ce qui constituait, à l'époque romaine, l'Autriche. Un territoire déjà dévolu à une mission, une mission qui se renouvellera : être le rempart de l'Empire face aux invasions. Les invasions barbares concernant l'empire romain, les invasions hongroises à l'époque carolingienne, les invasions ottomanes au XVIIe siècle. Une destinée étonnante pour ce territoire établi en "marche" de l'Europe. C'est d'ailleurs sur la défense de l'Europe que va l'Autriche va devenir un Etat véritablement indépendant. En effet, alors que les Hongrois, profitant de l'affaiblissement de l'empire carolingien, exercent une nouvelle poussée vers l'ouest, le flambeau impérial est repris par les Saxons, en la personne d'Othon Ier le Grand. Vainqueur des Hongrois, il est également le fondateur de l'Empire romain germanique. Un empire plus germanique que romain pour Othon Ier, ce qui n'est pas le cas de son fils et successeur, Othon II qui, lui, ne rêve que de Rome. Raison pour laquelle, d'ailleurs, il confiera, en 976, le commandement de l'Ostmark, correspondant à l'actuelle Haute-Autriche, à un "markgraf", un "gouverneur de la marche" : Léopold Babenberg. |
Dernière mise à jour : ( 15-12-2008 )
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Soumis par Emma Benedetti
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12-12-2008 |
Thomas Woodrow Wilson (1856-1924). De tout temps la Pologne aura été, pour ses voisins, une terre à conquérir, un "gâteau" à se partager. Une situation sans doute due, en grande partie, au manque de suivi dynastique. De fait, du XVIIe siècle au XXe siècle, ce territoire d'Europe central, idéalement situé entre l'Occident et l'Orient, entre l'Europe et la Russie, va faire l'objet d'une conquête acharnée, d'un dépeçage systématique. La Prusse, l'Autriche, la Russie s'empareront du gâteau polonais à pas moins de trois reprises. La facilité avec laquelle ces puissances s'affranchiront de tout scrupule conduirait même à se demander si les Polonais eux-mêmes en avaient jamais pris ombrage. Pourtant, la résistance polonaise sera réelle, à défaut d'être efficace. Une résistance dans laquelle s'illustreront des noms -encore connus en France mais de manière différente- tels que Poniatowski ou Kosciuszko ! La résistance de 1794, la révolte de 1848, les prémices d'indépendance de 1905 n'y feront rien. En fait, il faudra la menace soviétique, la peur du communisme pour qu'au lendemain de la Première Guerre mondiale, le président Wilson exige la création d'un Etat polonais. De la même façon qu'il avait "exigée" celle de la Yougoslavie ou de la Tchécoslovaquie -et on a vu avec quel résultat dès lors que ces pays auront secoué le joug soviétique. Petite particularité cependant, Wilson veut "la création d'un Etat polonais uni et indépendant avec libre accès à la mer". Un détail qui allait littéralement faire saliver les Allemands puis les Soviétiques, qui n'auront de cesse de contrôler ce pays -avec un succès tout relatif-, et qui donnera à la Pologne un réel pouvoir. Le tout étant alors de vouloir l'exercer. |
Dernière mise à jour : ( 12-12-2008 )
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Ecrit par Mathilde Dumas
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10-12-2008 |
Un brahmane, d'après une gravure du XIXe siècle. Il fait partie des caractéristiques de ce pays ; il en est le symbole, même. Un symbole décrié mais un symbole si ancien que personne, dans le très égalitaire et bien-pensant Occident, n'ose mener campagne contre. D'ailleurs, trouverait-il le moindre écho ? De fait, le système de division en vigueur en Inde, le fameux système des castes, pourrait difficilement être remis en question, même à notre époque. D'origine divine, selon la tradition brahamique, il apparaît pour la première fois dans un texte, le Rigveda, qui remonte aux années 1500 avant J.-C.. Les castes, ou varna en sanskrit, permettent donc une division que l'on croit trop souvent limitée à l'aspect social, alors qu'elle est également religieuse. De bien nobles termes pour excuser ce qui se résume en fait à l'assujettissement durable et définitif d'une population vaincue ; un système impliquant le religieux et le divin pour assurer une conquête, celle des Aryens. C'est au XVe siècle avant J.-C. que ces peuples indo-européens, sans doute proches des Mèdes et des Perses d'Iran, devaient conquérir l'Inde. Se faisant, ils introduisait le cheval, les techniques du bronze et du fer mais, surtout, établissaient les castes. Un système mis en place par une minorité pour dominer une majorité mais également afin de permettre la conservation de la race aryenne… On compte traditionnellement quatre grandes castes originelles -elles se subdivisent ensuite en milliers de groupements-: les brahmanes, les guerriers, les agriculteurs-commerçants et les serfs, pour employer un terme général. Seules les trois premières sont des castes aryennes, la dernière regroupant les individus conquis, soumis… depuis trois millénaires. |
Dernière mise à jour : ( 10-12-2008 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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08-12-2008 |
Gisant d'Isabeau de Bavière (1371-1435). Elle fait sans doute partie des reines les plus détestées de l'histoire de France ; des historiens également d'ailleurs. Choisie, à l'âge de 14 ans, pour devenir l'épouse de Charles VI, elle lui donnera pas moins de douze enfants, dont sept seulement atteindront l'âge adulte. La folie de Charles VI ne faisant plus guère de doute, dès 1393, elle présidera au conseil de régence qui devait palier à la faiblesse du roi. Officiellement tout au moins car, dans les faits, jamais Isabeau n'exercera de pouvoir réel. Pourtant, c'est toujours elle que l'on accusera de tous les maux ! La montée en puissance de Louis d'Orléans, le frère du roi ? C'est elle qui l'aurait favorisé avec d'autant plus d'ardeur qu'elle était très proche de son beau-frère, un adepte des fêtes et de la dépense. Le lègue par Charles VI de son trône à Henri V d'Angleterre, cela au détriment de son propre fils, le futur Charles VII ? Encore l'œuvre d'Isabeau, qui joue cette fois le jeu du duc de Bourgogne. Primesautière, joueuse, danseuse, belle et charmeuse, Isabeau n'avait effectivement rien d'une "bête politique". Piètre politicienne, elle ne s'intéressait guère à la question… et soyons réalistes, on ne l'y poussait pas non plus. La politique, le pouvoir, nombreux seront ceux qui se le disputeront sans pour cela avoir besoin d'ajouter un participant. Mais si elle n'exerça réellement aucun pouvoir comment expliquer le jugement dont elle fit l'objet, de la part de ses contemporains et plus encore de la part des historiens ? C'est ce qui s'appelle le "syndrome de l'Autrichienne". Un syndrome qui veut que toute reine étrangère, et plus encore les reines originaires de l'autre côté du Rhin, subisse les foudres des historiens. |
Dernière mise à jour : ( 08-12-2008 )
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Ecrit par Alix Ducret
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07-12-2008 |
Ramsès II et la déesse Anouké (bas-relief antique). Fort logiquement, les premiers siècles de l’histoire égyptienne ne sont pas ceux d’une véritable armée. Logiquement parce que le royaume n’est pas encore constitué –ou de manière temporaire-, qu’il n’y d’unité nationale que de manière accidentelle et que le régime qui prédomine, notamment sous l’Ancien empire, est celui des nomarques. L’Egypte elle-même étant en pleine constitution, ses souverains n’allaient guère se lancer dans des expéditions conquérantes et l’armée sera donc à l’image de cette « amateurisme ». Des milices levées par les nomarques des provinces, des mercenaires engagés pour l’occasion : tel sera le système en pratique jusqu’au Moyen empire. Les armées elles-mêmes sont encore au stade de l’équipement léger avec la massue –qui symbolise le commandement et qui sera ensuite une arme d’apparat du pharaon-, l’arc, la fronde et la lance. Un équipement qui n’évoluera guère au Moyen empire sauf peut-être avec l’ajout du « harpè », une sorte de petite épée courbe que l’on retrouvera sur els représentations des souverains du Nouvel empire. Au Moyen empire, le recrutement se professionnalise et correspond, en gros, au service militaire qui aura été en application en France jusqu’en 2001. C’était au scribe des armées qu’était dévolu le recrutement pour servir temporairement le pharaon. Un service militaire qui ne permettra pas de vastes campagnes mais qui servait essentiellement à constituer des milices policières que ce soit pour faire régner la paix dans les cités ou pour protéger les convois dans les mines du désert. Enfin, une infime partie de ces contingents allaient participer aux expéditions maritimes vers le pays du Pount –sur les rives de la mer Rouge. |
Dernière mise à jour : ( 07-12-2008 )
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Ecrit par Alix Ducret
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04-12-2008 |
La Vierge, mère de Dieu (détail d'une icône). Sur certaines images saintes, révèle le canon 82 du concile œcuménique In Trullo (691-692), est représenté un agneau désigné du doigt par saint Jean Prodome (Baptiste), qui nous a été transmis comme une figure de la Grâce et qui annonce, selon la Loi, le véritable agneau, le Christ notre Dieu. Ces anciennes figures et ombres transmises à l’Église, nous les vénérons comme des symboles et des préfigurations de la vérité mais nous leur préférons la Grâce et la Vérité elles-mêmes, que nous accueillons comme la réalisation de la Loi. C’est pourquoi, afin que l’on représente à la vue de tous, même en peinture, ce qui est achevé, nous ordonnons qu’à partir de maintenant soient représentés sur les images, au lieu du type ancien de l’agneau, les traits humains du Christ, « l’agneau qui ôte les péchés du monde ». Véritable rupture avec la symbolique des premiers siècles et, comme le précise à plusieurs reprises le canon pré-cité, avec la tradition juive, le culte des images -ce ne sont pas encore des icônes- ne cessera de grandir durant tout le VIIe siècle. Parallèlement, leur pouvoir va également en augmentant au point que, précise Gilbert Dagron, spécialiste de la question, « l’image se substitue au saint absent » ; « elle multiplie à volonté sa présence et communique son pouvoir miraculeux à ce qui l’environne ou la touche, à la matière qui la constitue ». Et en effet, de simple moyen d’apostolat, l’image va rapidement atteindre le rang de reliques… Un débordement cultuel qui, par réaction, engendrera un mouvement inverse, de rejet : l’iconoclasme. |
Dernière mise à jour : ( 04-12-2008 )
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Ecrit par Constance Cousin
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02-12-2008 |
L'empereur Constantin (274-337), d'après une gravure ancienne. Si la conversion de l'empereur Constantin annonce bien le commencement de l'hégémonie catholique en Europe, on oublie trop souvent qu'elle annonce surtout la lutte entre le temporel et le spirituel, entre l'empire et la papauté. De fait, Constantin, en reconnaissant la religion catholique et en la soutenant, n'avait rien fait d'autre que de tenter de s'approprier l'Eglise ou son pouvoir supposé. Comme les empereurs avant lui, il avait vu dans la divinisation, le stade ultime du pouvoir. Un stade qu'il comptait bien atteindre en dirigeant l'Eglise, même indirectement, en la maîtrisant. C'est ainsi que c'est lui, l'empereur, qui avait convoqué le concile œcuménique de Nicée ; lui qui avait présidé ce concile… alors qu'il n'était pas même baptisé. Il en le sera d'ailleurs qu'à la veille de sa mort. La succession de Constantin, son esprit et celui des empereurs romains va trouver une continuité dans les empereurs occidentaux. Dans Charlemagne, d'abord, qui, s'il devait être considéré comme le protecteur du Saint-Siège, s'en rendra plutôt le maître. Seul le désordre consécutif à la mort de l'empereur, seules les guerres de successions et d'influence pour acquérir la couronne des rois lombards, sauvera la papauté de cette domination. Une domination qui devait ressurgir en même temps que l'établissement d'un nouveau pouvoir temporel en Occident, d'un pouvoir hérité des empereurs romains. |
Dernière mise à jour : ( 02-12-2008 )
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Soumis par Emma Benedetti
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01-12-2008 |
Portrait d'Hébert (1757-1794). C'est dans une famille fort modeste que Jacques René Hébert naît en 1757. Laquais, contrôleur de billets dans un théâtre, il aurait sans doute poursuivi dans cette vie relativement misérable si l'heure de la Révolution n'avait pas sonné. Dépourvu d'instruction, il devient, étonnement, un auteur. Et un auteur lu et reconnu. Des billets pro-révolutionnaires, des pamphlets exaltés : telles sont les premières "œuvres" d'Hébert. Vient ensuite la fondation du "Père Duchesne", un journal qui gagnera en notoriété, plus encore après la disparition de "l'Ami du peuple". Et voilà cet homme sans instruction promu au rang de journaliste. Et pas n'importe lequel. Un journaliste engagé qui entre au Club des Cordeliers puis obtient le poste de procureur général de la Commune. De fait, l'ascension d'Hébert semble ne jamais devoir s'arrêter : il domine littéralement le Club des Cordeliers ainsi que les sociétés populaires, les sections parisiennes. Son influence ne s'arrête pas là : par l'intermédiaire de Collot d'Herbois et de Billaud-Varenne, il joue également de son influence au Comité de salut public où il se lance dans la surenchère populaire, démagogique. Principal artisan de la chute des Girondins, c'est sous son influence que la Convention adopte la terrible loi des suspects -septembre 1793. Une loi qui fera des milliers de victimes. C'est également du fait de ses accusations que Marie-Antoinette sera envoyée à l'échafaud. Rien, décidément, ne pouvait mettre un frein à la soif de sang et de pouvoir d'Hébert. Rien ni personne… si ce n'est Robespierre. |
Dernière mise à jour : ( 01-12-2008 )
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Ecrit par Alix Ducret
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27-11-2008 |
Statue de Charles V le Sage (1338-1380). En 1343, le dernier dauphin de Viennois, Humbert II, vient de perdre son fils unique et décide de céder le Dauphiné à la France. La condition : qu’un fils de France porte désormais le titre de Dauphin et joigne ses armes à celles du Dauphiné. C’est à Charles, aîné de Jean II, qu’échoit le titre en 1349. Humbert II se retire dans les ordres et la France compte désormais un dauphin, titre que porteront els héritier à la couronne. Premier dauphin de France, donc, Charles V sera également un de ses plus grands rois. De Froissart à Christine de Pisan, ses contemporains sont unanimes pour louer son intelligence, sa sagesse et sa science. Pour s’en convaincre, il suffit d’étudier son action. Lorsque son père est fait prisonnier à Poitiers (1356), le jeune dauphin se trouve face à une situation catastrophique. Les finances sont en état de détresse, les Etats généraux ont révélé les prétentions des bourgeois et Charles le Mauvais, qui s’est évadé, reprend de plus belle son action subversive… La mainmise bourgeoise est même telle qu’ils tenteront d’imposer une monarchie constitutionnelle, réclamant le renvoi des conseillers du jeune régent et la nomination d’un conseil de 28 membres issus de leurs rangs. Charles, manquant de subsides autant que de soutiens, va, dès se moment, faire montre d’une grande maîtrise de la chose politique et d’une étonnante intelligence. Cherchant à gagner du temps, il accorde quelques concessions dans l’ordonnance royale de 1357 puis, profitant de la révolution du prévôt des marchands de Paris, Etienne Marcel, fuit la capitale en quête de soutien. Il le trouvera chez les nobles de Picardie et d’Artois, auprès des Etats de Champagne, lèvera des subsides et entrera triomphalement dans la capitale. La tentative révolutionnaire d’Etienne Marcel aura servi de révélateur : révélateur du caractère du futur souverain d’abord, de la situation vers laquelle le pouvoir des bourgeois allait mener le royaume. Certainement, à l’époque, personne n’en voulait, pas même les Parisiens qui élimineront eux-mêmes le prévôt. |
Dernière mise à jour : ( 27-11-2008 )
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Ecrit par Alix Ducret
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25-11-2008 |
Buste de Démosthène (384-322 avant J.-C.). Une anecdote en fait un des plus connus des orateurs grecs. Ce fils d'armurier, qui avait été dépouillé de son héritage après la mort de son père -il n'avait alors que sept ans-, s'adonnera à l'art de parler à l'école d'Isée. Mais Démosthène avait un défaut de prononciation qui le faisait railler de ses camarades. Pour y remédier, le jeune Démosthène s'entraînera à parler avec des cailloux dans la bouche. Une réussite semble-t-il puisqu'il deviendra un orateur réputé de la cité d'Athènes. Un don qu'il devait rapidement mettre au service de sa ville dont il sera un des plus ardents défenseurs. De fait, Athènes semblait le dernier obstacle aux ambitions démesurées d'un certain Philippe de Macédoine, le père d'Alexandre le Grand. Toute l'énergie de Démosthène sera mise en branle afin de tenter d'arracher les Athéniens à leur insouciance, à leur manque de perspective. Une énergie qui se traduira par des discours enflammés, les Philippiques, les Olynthiennes, le discours Contre la lettre de Philippe participent à cette tentative ultime. En vain. Car Philippe devait vaincre cette résistance par les armes. En 338 avant J.-C., il battait les Athéniens à Chéronée. |
Dernière mise à jour : ( 25-11-2008 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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24-11-2008 |
Institution d'un pape (gravure du Moyen Age). Concile cadavérique. Un nom sinistre pour une affaire sinistre. L'histoire se déroule à Rome, en l'an 897. Le pape Formose vient de mourir et son successeur décide de faire exhumer le corps de son prédécesseur et de le juger. De quoi est-il donc accusé ? Qu'a-t-il fait pour mériter, même après la mort, un tel traitement ? Formose avait fait de la politique. En fait, il avait sacré empereur Lambert, duc de Spolète, avant de se raviser et de poser la couronne de Charlemagne sur la tête d'Arnoul, le roi de Germanie. Une tergiversation qui devait lui valoir la haine des Spolète. Et c'est cette haine, transmise et reprise par Etienne VI, qui lui succède en 896, qui sera à l'origine de ce faux et odieux procès. Car Etienne est un partisans des Spolète et que ceux-ci veulent se venger. Etienne VI fait donc déterrer le cadavre de Formose et organise une parodie de jugement… devant les évêques ébahis. Le pauvre Formose, dont le cadavre a été placé sur le trône de Pierre revêtu des ornements pontificaux, est alors accusé d'avoir échangé son siège d'évêque de Porto, charge qu'il avait occupé durant pas moins de trente ans, contre celui d'évêque de Rome… "par ambition coupable". |
Dernière mise à jour : ( 24-11-2008 )
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Soumis par Emma Benedetti
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21-11-2008 |
Détail d'une statue de Germanicus (15 avant J.-C.-19 après J.-C.). Il doit son nom à sa conquête de la Germanie. Une conquête menée sur ordre d'Auguste, mais une conquête qui allait tourner à l'anéantissement systématique du pays. De fait, Germanicus, né Julius César, fils de Drusus et d'Antonia, petit-neveu d'Auguste, petit-fils du même par alliance, fils adoptif de Tibère -adoption ordonnée par Auguste, encore- n'avait rien du conquérant haineux. De noble naissance mais surtout de noble caractère, cultivé, il avait déjà fait ses preuves contre les Dalmates et les Panonniens avant d'être envoyé sur les rives du Rhin. Là, il aura à réprimer quatre rébellions de légions romaines. Des rébellions consécutives à la mort d'Auguste. des rébellions qu'il saura si habilement contenir qu'il va se voir proclamer Auguste par ces mêmes légions. Au point d'inquiéter Tibère, le tout nouvel empereur. De fait, la popularité de Germanicus ne se démentira guère et cela malgré son action peu glorieuse en Germanie. Ayant repris la lutte contre les Germains, il se lança, alors, dans la destruction du pays. Une politique qui n'entamera en rien sa popularité, au point que Tibère le rappela à Rome avant de l'envoyer en Orient. |
Dernière mise à jour : ( 21-11-2008 )
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